l’heure où le Président de la République déclare le cancer « cause nationale prioritaire », le Directeur de l’Hôpital Avicenne, veut fermer le seul service de cancérologie de l’Enfant du 93 (Département où la fréquence des cancers est la plus forte de France)Â
L’Unité d’Avicenne est en danger immédiat de fermeture
une conférence de presse aura lieu
Le LUNDI 21 OCTOBRE 2002 à 11 H 30 à l’Espace Municipal Nilès (Bourse Locale du Travail).
11 rue du 8 mai 1945 - 93000 Bobigny - Arrêt tramway Ligne 1 : La Ferme -
En voiture : au carrefour des 6 routes Place Normandie Niémen, prendre direction Bobigny Centre et tourner 3ème rue à droite (à 50 m de l’arrêt du tramway La Ferme)
Prendront la parole : le Docteur Nicole Delepine (responsable de l’unité), Monsieur Beaumier (Président d’AMETIST),Monsieur Lagarde (Député Maire de Drancy), Monsieur Hage (Doyen de l’Assemblée Nationale).
Ainsi que des représentants des associations familiales, d’organisations syndicales du personnel hospitalier, de l’Association Médicale de Défense de la Déontologie et des Droits du Malade, du Comité National de Défense de l’Hôpital et des élus Départementaux et Nationaux.
Le Directeur d’Avicenne a averti, le 15.10.2002, la responsable de l’unité de la fermeture « de nuit » de l’unité d’oncologie de l’adolescent à partir du vendredi 18.10.2002 (éventuellement différé au 25.10.2002). Il a suggéré une possibilité éventuelle de transférer les malades les plus lourds dans d’autres services avec lesquels il faudrait négocier chaque jour à 19 h 00 et de reprendre les malades le lendemain matin. Etant donné la pathologie des patients hospitalisés, il est rigoureusement impossible de réduire ces traitements à une activité d’hôpital de jour conduisant à des conditions d’insécurité, d’instabilité et d’impossibilité pour l’équipe médicale de suivre les malades dispersés, ne pouvant assumer la responsabilité de prendre des patients en charge sans pouvoir assurer la continuité médicale des soins 24 h/24, l’unité serait obligée, de fait, d’interrompre toute activité de jour et de nuit à partir du 25.10.2002.
La responsable de l’unité a demandé à Monsieur le Directeur Général de l’AP-HP par lettre en date du 17.10.2002 de prendre position sur cette décision ainsi qu’à la tutelle Ministérielle.
Ø     Que vont devenir tous les enfants et adolescents hospitalisés actuellement dans le service pour des pathologies graves, des situations dramatiques où aucun délai n’est possible (menace de paralysie si la tumeur n’est pas traitée, risque d’évolutivité rapide d’une tumeur non traitée, en résumé, mise en danger de la vie d’autrui, pertes de chances de survie, diminution de la qualité de vie) ?
Ø     Que deviendront ces enfants et adolescents si l’unité ferme ?
Ø     Où seront-ils transférés en urgence ?
Ø     Que deviendra le respect du choix des patients quant à leur type de traitements ?
Ø     Comment les parents pourront-ils accepter cette fermeture alors que les négociations avec le Ministère de la santé mi-septembre leur avait fait espérer une solution rapide pour une amélioration des moyens en personnel médical et paramédical et en locaux éventuellement dans un autre site d’accueil ?
Ø     Comment l’équipe médicale pourra-t-elle éviter une explosion de rage chez les patients et leurs familles déjà très inquiets dont le sommeil est déjà perturbé depuis cette annonce par le Directeur ?
Des adolescents désespérés menacent d’arrêter leur traitement brutalement si l’unité ferme, d’autres menacent de mettre fin à leurs jours ou d’y attenter par une grève de la faim, etc…, devant la répétition sans fin des attaques contre cette unité qui les a accueillis, pour certains, alors qu’ils se sentaient abandonnés ailleurs ?
Les parents veulent absolument sauvegarder :
-        la liberté de placer leurs enfants dans un service médical différent,
-        la liberté de choisir, pour leurs enfants, le traitement le mieux adapté,
-        la liberté de consentir, pour leurs enfants, de subir ou de ne pas subir un essai thérapeutique.
Nous avons besoin de l’aide de tous pour soigner les jeunes cancéreux
En conséquence, nous comptons sur votre présence à cette conférence pour qu’ensemble nous trouvions les solutions pour agir et sauver les vies de nombreux jeunes et aussi leur qualité de vie.
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PETITION POUR LE MAINTIEN DU SERVICE D’ONCOLOGIE PEDIATRIQUE D’AVICENNE Â
La semaine dernière, le Directeur de l’Hôpital Avicenne, Monsieur Bilis, annonçait brutalement à la responsable de l’unité qu’il supprimait toute activité de nuit dans l’unité d’oncologie de l’adolescent et l’adulte jeune de l’hôpital Avicenne.
L’originalité de ce service, qui est le seul service d’oncologie pédiatrique du 93, est d’offrir un traitement individualisé 24 h/24 et 7 jours/7 aux malades qui ailleurs seraient traités par des protocole standardisés ou, comme il arrive souvent, seraient rejetés sans soins et condamnés à mort. L’efficacité de ces traitements repose souvent sur les perfusions continues sur 24 heures et sur une surveillance médicale constante y compris la nuit. Fermer la nuit c’est donc empêcher de traiter au mieux les malades et donc fermer ce service.
Le 93 est le département de France où la fréquence des cancers est la plus élevée et également le département de France où la population est la plus jeune. Le service d’oncologie pédiatrique d’Avicenne est le seul service de cancérologie de l’enfant de ce département. Sa fermeture empêcherait tout choix des malades pour un traitement individualisé qui obligerait les malades du département et leurs familles à des déplacements longs, pénibles et coûteux tant pour la famille que pour la sécurité sociale.
Aucun argument médical ou scientifique n’existe pour justifier une telle fermeture.
Fermer ce service c’est diminuer les chances de guérison de nombreux enfants qui n’auront pas ailleurs le traitement qu’ils reçoivent ici.
Empêchons le crime qui se prépare !
Empêchons la fermeture du service d’oncologie pédiatrique d’Avicenne !
Signez la pétition !
Joignez vos élus !
Préparez à la manifestation qui aura bientôt lieu si justice n’est pas faite !