GRANULOME
EOSINOPHILE DE L'OS :
Son
pronostic dépend avant tout de l'âge.
La grande majorité des atteintes de l'adulte
guérissent toutes seules. La simple survellance
clinique et radiologique en constitue
"l'attitude thérapeutique" de choix.
Les complications avérées ou menaçantes
à court terme constituent autant d'indications
opératoires : curetage-comblement-ostéosynthèse
d'une fracture pathologique, libération
médullaire pour compression.
Le traitement médical (coirtoicoides,
antimitotiques) ne se discute qu'en cas
de formes viscérales graves.
KYSTE
SOLITAIRE DE L'OS :
Le
risque immédiat de fracture dépend de
la taille du kyste et du degré d'ostéolyse
corticale.
Son pronostic ultérieur est lié à la proximité
du cartilage de croissance nourricier
et à la durée prévisible d'ouverture de
celui-ci et aussi de sa topographie :
- le kyste huméral supérieur est de meilleur
pronostic malgré des fractures parfois
itératives ;
- le kyste fémoral développé à partir
du cartilage de conjugaison cervico-céphalique
menace de déformation grave du col.
Les
kystes de petite taille de l'adolescent
ne justifient qu'une surveillance et des
conseils de prudence.
Les kystes actifs de l'enfant jeune se
compliquent tôt ou tard de fracture.
L'injection préventive de corticoides
représente le traitement de choix d'autant
que l'inocuité de la méthode permet une
seconde tentative en cas d'échec.
Les gros kystes
menaçant de fracture à court terme posent des problèmes différents
selon l'âge du sujet et sa topographie :
- un gros kyste huméral ou un gros kyste fémoral d'un enfant de
moins de 10 ans seront traités par des corticoide.
- un gros kyste fémoral chez l'adolescent sera traité par curetage-comblement-ostéosynthèse.
FIBROME
NON OSSIFIANT :
Lorsque le
diagnostic est certain, que la lésion est asympatomatique et que
sa taille ne fait pas craindre une fracture, une simple surveillance
radiologique suffit.
Les lésions de diagnostic incertain, douloureuses, de taille importante,
ou fracturées, justifient le traitement par curetage, parfois
complété de comblement ou d'ostéosynthèse.
DYSPLASIE
FIBREUSE MONO-OSTOTIQUE :
La biopsie
chirurgicale est toujours nécessaire dans ces formes pseudotumorales
dont elle permet le diagnostic.
Les lésions de petite taille ou condensées ne nécessitent qu'une
surveillance.
Les grosses lésions kystiques, ou rapidement évolutives, et les
accidents mécaniques relèvent du traitement chirurgical : curetage
du tissu tumoral, parfois comblement spongieux et/ou ostéosynthèse.
KYSTE
ANEVRYSMAL :
La
biopsie chirurgicale est toujours indispensable
quelle que soit la localisation.
Le curetage complet constitue le traitement
de choix de la majorité des cas. Un comblement
spongieux complémentaire peut être nécessaire,
de même qu'une contention plâtrée de quelques
semanes ou une ostéosynthèse. Les récidives
ne seront pas systématiquement repérées.
En
cas de récidive gênante ou menaçante de
complications mécaniques, nous préférons
encore recourir au curetage complet suivi
de comblement. Les localisations iliaques
ou rachidiennes posent parfois des problèmes
difficiles.
En cas d'échec
de chirurgie itérative (jamais observé dans noter série) ou ddevant
des lésions trop volumineuses, l'embolisation mérite d'être tentée.
Le risque de cancer radio-induit, possible même après faible dose,
doit faire rejeter toute radiothérapie.