Travaux de Nicole Delepine : La biopsie

L'Association Ametist vous informe des travaux du Docteur Nicole Delépine et les tumeurs malignes ou bénigne et la chirurgie et la biopsie opérée afin de déterminer la classification de la tumeur.
Docteur Nicole Delépine : biopsie

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LA CHIRURGIE
LA BIOPSIE


La biopsie constitue la première phase du traitement et doit être réalisée par le chirurgien qui effectuera le traitement définitif.

EN CAS DE TUMEUR BENIGNE


La biopsie doit s'efforcer de fournir un matériel abondant et représentatif, permettant ultérieurement de poser un diagnostic avec certitude. Les voies d'abord classiques et les techniques chirurgicales habituelles sont alors parfaitement adaptées.

EN CAS DE TUMEUR MALIGNE


La biopsie doit s'efforcer de fournir un matériel abondant et représentatif, permettant ultérieurement de poser un diagnostic avec certitude. Les voies d'abord classiques et les techniques chirurgicales habituelles sont alors parfaitement adaptées.

La biopsie doit non seulement fournir les moyens de diagnostic, mais surtout ne pas gêner la chirurgie conservatrice future.

Ouvrant la tumeur, la biopsie entraine un ensemencement cellulaire de toutes les parties molles exposées, imposant ultérieurement la résection de la voie d'abord et de la cicatrice de biopsie en monobloc avec la tumeur.

Pour cette raison, il est essentiel d'inclure le trajet biopsique dans la ligne d'incision future et de ne jamais ouvrir les loges anatomiques contenant les éléments nobles du membre, le plus simple étant (après réalisation d'un scanner ou d'une IRM permettant de concevoir l'éxérèse future) de passer en trans-musculaire, "droit devant".

L'hématome biopsique, qui provient de la tumeur est aussi une source de contamination cellulaire ; pour limiter son abondance, il faut savoir se contenter dans les cas les plus favorables de ne prélever que l'extension de la tumeur aux parties molles, et en cas de trépanation osseuse de combler la fenêtre de cette trépanation par du ciment acrylique.

Le trajet du redon peut également être à l'origine d'un ensemencement cellulaire occulte, et devra pour cette raison être enlevé avec la tumeur. Pour en faciliter l'éxérèse, le plus simple est de faire ressortir le redon, lorsqu'il est nécessaire, entre 2 points de la cicatrice de biopsie.

Ces règles intangibles sont encore trop souvent transgressées et il est malheureusement fréquent de voir les malades après des erreurs grossières :

- ostéosynthèse associée en un temps à la biopsie.

- biopsie inoculant les éléments nobles (artères et nerfs principaux).

- incision dans les plis de flexion (pour des raisons esthétiques) ou incision oblique difficile à enlever et à agrandir.

- biopsie-éxérèse en un temps d'une tumeur qui paraissait bénigne, geste inoculant les tissus sains et supprimant un témoin de chimiosensibilité parfois indispensable au traitement optimal.

- incision double ou incision à l'opposé de l'atteinte des parties molles.

De telles erreurs sont graves car susceptibles de faire perdre définitivement toute chance de guérison (tumeur centrale), ou d'obliger à l'amputation (tumeur des membres).

Elles restent fréquentes : dans notre expérience, une biopsie irréfléchie est responsable d'amputation ou de récidive locale dans près de 20 % des cas.

Il faut espérer qu'à l'avenir, la prise en compte des conséquences graves de ce geste encore trop souvent considéré comme mineur, évitera la répétition de ces erreurs.

BIOPSIE A L'AIGUILLE ET AU TROCARD


Les conséquences parfois désastreuses d'une biopsie chirurgicale inadaptée au traitement conservateur, ont incité certains auteurs à réaliser des biopsies à l'aiguille. Si cette technique peut donner des résultats très satisfaisants dans des équipes très entrainées, le faible volume tumoral recueilli augmente le risque d'erreur (et ne permet pas de réaliser tous les tests parfois nécessaires) tandis que le trajet de l'aiguille peut être source de récidive locale, d'autant qu'il est très difficile à retrouver (ultérieurement, à moins que l'opérateur n'ait pris la précaution de tatouer le trajet de manière indélébile).

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